la vie

Et si le bonheur était bleu …

 

Cet article est ma contribution à l’événement À la croisée des blogs, organisé ce mois-ci par Jean-Pascal Guillon du blog « Les livres du bien-être » sur le thème : “Le bonheur, tout le monde est à sa recherche mais qu’est-ce que c’est ?” Thème qui inspire de nombreux écrivains et de nombreux blogueurs !

De la sorte, on pourrait croire que le bonheur s’apprend, que les divers livres, articles ou ouvrages nous guident, nous professent et nous apprennent des techniques, des recettes et/ou nous dévoilent des chemins pour y accéder. On pourrait aussi croire qu’une fois que l’on a appris sa leçon, nous allons être heureux pour le reste de notre vie et que le malheur ne sera plus avec nous.

Ainsi, nous recherchons, encore, des solutions venant de l’extérieur. Il semble normal d’espérer, au fond de nous, qu’une bonne fée viendra résoudre nos difficultés, mais ce n’est pas possible. Nous devons construire et trouver notre façon personnelle de vivre le plus souvent en compagnie du bonheur. Et la manière de vivre notre bonheur, les moyens pour y parvenir, sont en chacun de nous ; parfois bien cachés !

la vie en bleu

Et si le bonheur était de voir la vie en bleu ?

L’expression « voir la vie en rose » me semble un peu fade,  réductrice et non réaliste ; la voir en bleu me parait plus objectif.

Le bonheur est bleu comme la combinaison de travail que les ouvriers enfilent le matin, et comme les ecchymoses qui nous marquent quand nous nous cognons aux événements.

Pour œuvrer à son bonheur, il faut « admettre » de retrousser ses manches et de mettre sa tenue de travail. Il faut aussi accepter de devoir s’adapter aux matières à travailler, à modeler. Car souvent la vie nous surprend, elle n’est pas forcément là où nous l’attendons… Le bonheur ne serait-il donc pas la capacité à s’adapter, à recevoir ce que la vie nous apporte ?

Lorsque l’on navigue entre les regrets et l’espoir du lendemain, on oublie d’être dans le présent, là où se trouve, ou pourrait se trouver, le bonheur. C’est en acceptant l’instant présent, avec tout ce qu’il comporte que l’on peut se réconcilier avec lui. (à détailler éventuellement)Quelques exercices de sophrologie comme la respiration abdominale ou l’exercice du « 8 » aident à se débarrasser de ce qui nous encombre pour se recentrer dans le présent.

Le bonheur n’est donc pas quelque chose que l’on achète, que l’on possède, c’est un état de recherche d’équilibre perpétuel, un état d’acceptation de l’instant présent comme étant la perfection de l’instant.

Le bonheur est donc d’accepter, chaque matin, de mettre son bleu de travail pour œuvrer, travailler et oser son bonheur quotidien, même lorsque nous nous cognions à la vie et que cela fait mal.la vie en bleu

 

Et pourquoi la vie peut-être belle même dans l’épreuve ?

Dans l’épreuve et la souffrance peu de paroles soulagent … en particulier celles qui encouragent à être dans une vision positive et d’avenir.

Il est nécessaire de s’octroyer un temps pour les larmes, les cris. Pour traverser l’épreuve, il est nécessaire de pouvoir la nommer, de pouvoir la vivre. Car la vie en bleunous le savons tous, dans ces cas, les cœurs sont plein de larmes qui ne demandent qu’à sortir. Et souvent, cette phase est difficile à accepter pour les personnes qui nous aiment ou qui ne nous aiment pas assez pour supporter notre chagrin.

Et après, que faire ? Après avoir pleuré, crié, nos corps sont fatigués et nous avons besoin de nous reposer pour pouvoir ensuite laisser le temps faire le nécessaire. Ce n’est pas une démission, c’est consentir à se laisser sculpter par les coups de la vie. C’est laisser le ruisseau de la vie continuer à creuser sa galerie pour un jour rejaillir et faire une source, notre source de vie.la vie en bleu

Pour cela il faut faire confiance. Confiance à notre capacité de vie, confiance à la vie qui peut nous apporter ce dont nous avons besoin pour se relever. Il faut aussi accepter de prendre son temps, parfois beaucoup de temps. Tout ce temps n’est pas perdu, car ce détour n’est qu’un autre chemin, fait de découvertes et d’expériences par lesquels les « rapides » ne passent pas. Nous pouvons aussi profiter de chaque éclaircie pour faire un nouveau pas.

L’essentiel, est de finir par réussir à dire oui à la vie.

Alors, seulement, nous pouvons passer au temps du discernement. Discerner, c’est démêler, déchiffrer ce qui vient de moi, ce qui vient des autres, ce que je peux attendre des autres, ce que je dois assumer seul. C’est aussi consentir, admettre et accorder mon assentiment, mon adhésion à cette épreuve.

Ensuite, nous sommes appelés à embrasser notre épreuve. Nous pouvons alors découvrir que les épreuves agrandissent, élargissent notre espace intérieur où le bonheur peut éclore et croître. C’est dans cet espace agrandi que nous pourrons accueillir encore davantage de vie, avec ses hauts et ses bas.la vie en bleu

Le bonheur est donc au fond de nous-même et couvert de bleus. C’est en acceptant ces ecchymoses, ces coups durs que nous laisserons émerger le bon, le nouveau, le possible, que nous amplifierons notre capacité au bonheur.

Cette réflexion m’a été inspirée par le livre de Martin Steffens, écrit en février 2014 et qui m’a aidée à mettre de nouveaux mots sur le thème de la dépression.

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